Il y a peu de joueurs de tennis qui présentent autant de sincérité au micro que le fait Casper Ruud. Rarement le Norvégien montre des difficultés à décortiquer des questions tactiques ou à dévoiler ses sentiments sur certains sujets, ce qui en fait l'un des joueurs les plus appréciés pour ses prises de position. Une nouvelle saison débute pour le joueur d'Oslo avec plusieurs nouveautés : sa prochaine paternité, son récent mariage et la quête constante d'amélioration pour réduire l'écart avec les meilleurs.
Ces meilleurs, bien sûr, pourraient se résumer aux deux noms qui règnent d'une main de fer sur le circuit ATP. Cependant, Jannik Sinner et Carlos Alcaraz ne doivent pas être traités de manière isolée : à partir de l'Italien, peut-être le plus grand ambassadeur du type de tennis qu'il pratique, ils ont développé un style de jeu que lui-même admet n'avoir jamais vu depuis son arrivée dans l'élite. De Jannik à Joao Fonseca, l'autre nom mentionné, Ruud reconnaît le tennis du XXIe siècle... il a parfois pu lui faire de l'ombre.
Il l'a fait avant ses débuts à l'ATP Auckland 2026, après plusieurs matchs de préparation à la United Cup. En évoquant l'une de ses défaites à Sydney pour illustrer un autre joueur appartenant à ce groupe, son discours éloquent a débuté en délimitant l'origine de cette sorte de "nouveau tennis". "Cette nouvelle génération va de Sinner, peut-être le plus 'vétéran', à Fonseca, le plus jeune de tous. Ces joueurs, regroupés sur une période de cinq ou six ans, ont un style de jeu où ils décousent réellement la balle. Ils jouent un tennis différent, un style auquel j'ai dû m'habituer avec le temps", déclare Casper avant de prendre le scalpel et, au passage, de faire une confession sincère.

Ruud définit les forces de noms comme Sinner ou Alcaraz et souligne les sacrifices qu'il a dû faire sur le circuit pour s'adapter à eux
Sinner et Alcaraz poussent au maximum une façon d'imposer et de dicter le rythme qui a élevé l'intensité de ce sport, peut-être, à des niveaux historiques. Si l'on ajoute à cela l'état actuel des balles, plus lourdes que jamais, Casper n'a aucun problème à admettre que cette nouvelle tendance lui a posé des problèmes et de l'incertitude. "Ils n'ont pas seulement une grande arme, il est normal qu'ils aient deux armes bien distinctes, que tant le coup droit que le revers soient fantastiques.
Si l'on regarde la semaine dernière, j'ai perdu contre Jakub Mensik à la United Cup. Il a un service fantastique, mais aussi un revers magnifique, et frappe bien des deux côtés. On voit cela de plus en plus fréquemment, et voir comment ce sport a évolué m'a fait réaliser que je dois aussi changer un peu mon jeu. J'ai étudié beaucoup de ces jeunes ces derniers mois pour voir comment je peux développer mon tennis, dans le but de pouvoir contrer le style qu'ils apportent sur le court".
Une confession sincère et réaliste d'un homme qui a vécu dans sa chair la frustration de se mesurer à des versions imparables de Jannik ou Carlos : il a été victime de la meilleure performance statistique de l'Italien en 2025 (quarts de finale à Rome) et de la version la plus offensive et courageuse de Carlos Alcaraz de toute la saison (à Tokyo). Allons-nous voir un Casper renouvelé, utilisant pleinement son revers pour équilibrer de chaque côté? Est-il capable de mettre en pratique ces enseignements théoriques qu'il a recueillis? 2026, sans aucun doute, sera un bon test pour le découvrir.
Cette actualité est une traduction automatique. Vous pouvez lire la nouvelle originale Ruud, sobre la generación de Alcaraz y Sinner: "Me han hecho darme cuenta de que tengo que cambiar mi tenis"

