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Effondrement inexplicable de Jódar

Le espagnol signe l'un de ses pires matchs de l'année et tombe contre Yunchaokete Bu lors de son premier match à l'US Open.

Colapsus inexplicable de Jódar. Photo : Gettyimages

Voir pour croire. Personne ne croyait ses yeux sur la piste 17 d'un US Open rempli de surprises. D'abord Novak Djokovic, ensuite Arthur Fils et maintenant Rafael Jódar. Oui, Rafael Jódar. L'Espagnol, qui arrivait comme l'un des joueurs les plus en forme à New York, a été surpris par un Yunchaokete Bu qui a joué son meilleur match. Pendant que celui de Leganés a fait le pire de sa saison et fait ses adieux dès le premier tour à Flushing Meadows avec une défaite cinglante (6-2, 6-1, 6-1).

Ce n'est ni un mardi, ni Thanassi Kokkinakis. Avec un jour de retard et contre un adversaire différent de celui prévu, Jódar sort pour effectuer son premier tour à l'US Open. Il n'aura pas en face de lui l'australien, mais Yunchaokete Bu. Le numéro 124 mondial repêché des qualifications comme lucky loser et qui il y a quelques mois était numéro 64 mondial. A priori, une première rencontre facile est attendue pour l'Espagnol. Mais tout va devenir un cauchemar.

Voici la dure défaite de Rafa Jódar lors de son premier tour à l'US Open

Dès le premier point, on observe un Jódar hésitant, froid, comme le temps à New York, et avec des sensations étranges. Peut-être sont-ce les nerfs, mais les jeux passent, et avec eux les breaks en faveur du Chinois, qui sort avec une marche de plus, complètement inspiré et avec une confiance énorme dans son jeu. Le de Leganés ne se réveille pas, signant un premier set à oublier : 19 fautes directes, seulement 4 coups gagnants, 38% de premiers services in et 38% de points avec le deuxième service. Pendant que Bu est en pleine forme et remporte le premier par 6-2.

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L'espoir repose sur le fait qu'il s'agisse d'un mauvais premier set, mais le deuxième set suit le même cours et plus que des nerfs, ce que reflète Jódar, c'est que le moteur est grillé, qu'il n'a plus de carburant, que après huit mois à 100%, atteignant les sommets des tournois les plus importants, frôlant le Top 10 et gagnant son premier titre ATP, son corps de 19 ans dit stop.

Aucune réaction, seulement des visages préoccupés, et son père, qui l'accompagne aujourd'hui David Ferrer, est inquiet. Il continue de ne pas sentir la balle, ce n'est pas qu'il ne soit pas agressif, c'est qu'il n'est pas capable de suivre un échange. Les jeux continuent de s’enchaîner et tombent dans la poche de Bu comme des bonbons. Et de cette manière, il s'assure le deuxième set avec un 6-1 cinglant. Maintenant, c'est sûr, Jódar est en sérieux problèmes.

Personne n'était habitué à cette version si irrégulière de celui de Leganés. En fait, il n'avait jamais perdu lors d'un premier tour en Grand Slam et depuis mars, il n'est pas tombé au premier tour d'un tournoi. Ce n'est même pas une déconnexion, c'est qu'il n'est même pas encore sorti des vestiaires.

Il essaie de stopper l'hémorragie en allant aux toilettes et au retour, il discute quelques secondes avec son père, mais rien. Ce n'est pas son jour et son corps ne tient pas, accumulant 14 matchs en un mois. Une véritable épreuve physique et mentale qui lui coûte cher au pire moment possible et dans un tournoi où il avait des chances. Tout semble perdu, mais la dernière chance n'est ni dans la raquette de Jódar ni dans celle de Bu, elle est dans la pluie. Avec 4-1 en faveur du Chinois, à seulement deux jeux de concrétiser une autre surprise, un déluge pourrait offrir la dernière opportunité à Jódar car il oblige à suspendre le match.

Deux heures plus tard, les deux reviennent sur le terrain, mais le dénouement est la chronique d'une mort annoncée. Tout reste identique, Jódar est aux abonnés absents et Bu est inspiré. Et avec cette surprise se termine la première expérience de Rafael Jódar à l'US Open, avec une dure défaite à assimiler, autant pour son caractère inattendu que pour le score (6-2, 6-1, 6-1)
 

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