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Le dilemme du Masters 1000 de Monte-Carlo : se réinventer ou disparaître ?

Le calendrier chargé et le caractère non obligatoire de jouer le premier Masters 1000 sur terre battue ont conduit à ce que neuf membres du top 30 ne soient pas présents à Monaco.

The crossroads of the Masters 1000 in Monte Carlo: to reinvent itself or disappear? Photo: Gettyimages

Le Masters 1000 de Montecarlo a besoin d'un changement. Le premier tournoi d'importance sur le circuit de terre battue et l'un des plus historiques court le risque de devenir obsolète. Le fait d'être un Masters 1000 auquel le Top 10 n'est pas obligé de participer et combiné avec le Miami Open qui se termine quelques jours avant, crée un terreau parfait pour que de nombreux joueurs décident de ne pas participer.

Il y a une donnée pour cette édition qui est accablante pour un Masters 1000. Sur les 30 meilleurs tennismen du monde, neuf n'ont pas participé (Novak Djokovic, Ben Shelton, Taylor Fritz, Alejandro Davidovich, Tommy Paul, Learner Tien, Jack Draper, Arthur Fils et Holger Rune). Même Samu López, l'entraîneur de Carlos Alcaraz, a avoué, lors d'une interview sur Eurosport, que si son protégé avait été plus loin à Miami, il aurait renoncé à participer, malgré être le champion en titre et défendre 1000 points.

Un fait qui oblige à la fois l'ATP et le tournoi monégasque à trouver des solutions pour éviter cette saignée. Il est clair que parmi les tournois sur terre battue, c'est celui qui est le moins priorisé par les joueurs. Le fait de se jouer en une seule semaine, alors que les sept des huit autres Masters 1000 restants se déroulent en dix jours, ainsi que les deux longs mois de compétition sur terre battue qui s'annoncent, avec Roland Garros comme aboutissement final, sont deux autres facteurs qui démobilisent les joueurs. Mais y a-t-il une solution?

Être le premier tournoi d'importance sur terre battue juste après une gira exigeante sur surface dure, comme Indian Wells et Miami, n'aide pas le tournoi monégasque. Une option envisageable serait de le déplacer à d'autres dates sur les deux mois et demi que dure la saison sur terre battue.

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La encrucijada del Masters 1000 de Montecarlo: reinventarse ¿o desaparecer?

Voici les possibles alternatives pour le Masters 1000 de Montecarlo

L'alternative la plus viable consisterait à avancer les ATP 500 de Munich et Barcelone et à laisser une semaine de repos entre Montecarlo et Madrid, qui se joue sur deux semaines. Cependant, s'il reste un tournoi de sept jours, il continuera d'être une raison de désistement pour de nombreux joueurs, raison pour laquelle son extension à un Masters 1000 de dix jours ne serait pas absurde, bien que la plupart préfèrent l'ancienne version d'une semaine.

La décision la plus radicale et négative, bien que semblant la plus irréelle, devrait également être prise en compte : celle de perdre son statut de Masters 1000 et d'être rétrogradé en ATP 500, ce qui ferait que la saison sur terre battue céderait de plus en plus de terrain aux surfaces dures.

Cependant, l'arrivée d'un Masters 1000 en Arabie Saoudite sur dur à partir de 2028, et sa difficile intégration dans le calendrier, pourrait rendre le Masters 1000 de Montecarlo victime collatérale, une concession que l'ATP serait prête à accepter.

Les joueurs réclament depuis de nombreuses années une réduction du calendrier et des tournois obligatoires et bon nombre ne verraient pas d'un mauvais œil une semaine de plus pour se préparer et faire la transition vers la terre battue. Bien qu'une hypothétique perte du Masters 1000 de Montecarlo, qui se distingue par son histoire et sa tradition dans un cadre unique, serait une énième perte d'identité pour le tennis professionnel.

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